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jeudi, mai 8 2008

Ubuntu 8.04 Hardy Heron et fichiers multimédia

audio_video.png Une petite brève rapide pour être armé pour lire et traiter a peu prés tout ce qui se fait en formats vidéo ou audio sur une Ubuntu 8.04 Hardy Heron fraîchement installée, voila une petite compilation de paquets à installer :

Nécessite l'activation des dépôts multiverse et medibuntu

sudo apt-get install gstreamer0.10-ffmpeg gstreamer0.10-fluendo-mp3 gstreamer0.10-fluendo-mpegdemux gstreamer0.10-plugins-ugly gstreamer0.10-plugins-ugly-multiverse gstreamer0.10-plugins-bad faad ffmpeg gstreamer0.10-plugins-bad-multiverse lame lame-extras libfaad2-0 libmjpegtools0c2a mjpegtools sox toolame mpeg2dec a52dec mpg321 vorbis-tools libdvdcss2 libdvdnav4 mencoder mplayer mplayer-fonts mplayer-skins vlc w32codecs

dimanche, mai 4 2008

Pour les nostalgiques de XMMS 1.XX sous Ubuntu Hardy Heron 8.04

xmms.1.2.11.png

Avis aux nostalgiques de WINAMP, XMMS dans sa branche 1.XX n'est plus intégré dans les dépôts depuis la version beta de Ubuntu Hardy Heron 8.04, XMMS est mort vive XMMS !! Il est remplacé par XMMS2. Alors certes, XMMS est un peu vieillot (les menus ne sont pas très hypes à cause de GTK+), mais il reste mon player MP3 par défaut depuis toujours, car (pas de troll svp ;) ce n'est que mon avis...) trés réactif, light, winamp like, bonne qualité de rendu sonore, égaliseur performant, simple à utiliser...

Alors voila comment installer la dernière version de la branche 1.XX, la version 1.2.11 n'est disponible qu'à partir des sources que j'ai compilés et transformés en paquet .deb 32 bits et 64 bits avec l'utilitaire CheckInstall. Vous trouverez ci-dessous plusieurs façons d'installer XMMS 1.2.11 ainsi que quelques goodies indispensables :

Installation de XMMS 1.2.11 à partir du paquet xmms_1.2.11-1

Sur Ubuntu Hardy Heron 8.04 32 bit à partir du paquet xmms_1.2.11-1_i386.deb

wget http://taltan2.free.fr/dl/ubuntu/xmms_1.2.11-1_i386.deb
sudo dpkg -i xmms_1.2.11-1_i386.deb

Sur Ubuntu Hardy Heron 8.04 64 bit à partir du paquet xmms_1.2.11-1_amd64.deb

wget http://taltan2.free.fr/dl/ubuntu/xmms_1.2.11-1_amd64.deb
sudo dpkg -i xmms_1.2.11-1_i386.deb

Installation de XMMS 1.2.11 à partir des sources (sur 32 ou 64 bits)

Installation des dépendances (merci bishop ;) ) :

sudo apt-get install libasound2-dev libc6-dev libaudiofile-dev libaudiofile0 libesd0-dev libesd-alsa0 libgl1-mesa-dev libgl1-mesa-glx libgl1-mesa-dri libglib1.2-dev libgtk1.2-dev libice-dev libmikmod2-dev libogg0 libogg-dev libsm-dev libsm6 libvorbis0a libvorbis-dev libvorbisfile3 libx11-dev libx11-6 libxi-dev libxi6 libxxf86vm-dev libxxf86vm1 zlib1g-dev

Téléchargement des sources et compilation :

wget http://xmms.org/files/1.2.x/xmms-1.2.11.tar.gz
tar -xvzf xmms-1.2.11.tar.gz
cd xmms-1.2.11
./configure --prefix=/usr
make
sudo make install

Goodies

Téléchargement et installation de tous les skins

Les skins sont disponibles sur le site de XMMS, pour en avoir un aperçu en une seule page, c'est par ici : http://taltan2.free.fr/dl/ubuntu/xmms_all_skin.html

wget http://taltan2.free.fr/dl/ubuntu/xmms-all_skin.tar.gz
tar -xvzf xmms-all_skin.tar.gz -C ~/.xmms/Skins

Téléchargement et installation des présélections WINAMP pour l'égaliser

wget http://taltan2.free.fr/dl/ubuntu/xmms-winamp_presets.gz
gunzip -c xmms-winamp_presets.gz > ~/.xmms/eq.preset

Création du lanceur XMMS dans le menu Audio et vidéo de Gnome

cd ~/.local/share/applications
wget http://taltan2.free.fr/dl/ubuntu/XMMS.desktop

Concernant l'icône, par défaut en suivant cette méthode il s'agit de l'icône Gnome, vous pourrez aisément le changer en téléchargeant la panoplie d'icônes disponibles : http://www.xmms.org/files/icons/xmms-icons.tar.bz2

Play avec XMMS via les nautilus-scripts

Pour plus d'info sur les nautilus-scripts : http://www.taltan.fr/post/2006/06/07/14-les-nautilus-scripts

Pour Jouer dans XMMS tous le fichiers audio du dossier (et sous dossier) sélectionné à partir d'un click droit de la souris

#play_XMMS.sh
#!/bin/bash
xmms "$1"*

Script d'installation automatique (32 bits)

Pour simplifier tous ça, j'ai fait un petit script qui permet de réaliser toutes ces opérations one shot (hors nautilus-scripts), il s'agit du script XMMS-1.2.11_install.sh

  1. Installe le paquet xmms_1.2.11-1_i386.deb
  2. Télécharge et installe de tous les skins
  3. Télécharge et installe des présélections WINAMP pour l'égaliser
  4. Crée le lanceur XMMS dans le menu Audio et vidéo de Gnome
wget http://www.taltan.fr/public/dl/XMMS-1.2.11_install.sh
chmod +x XMMS-1.2.11_install.sh
./XMMS-1.2.11_install.sh

Liens

dimanche, avril 27 2008

UbunTOUS 2.0

Je profite de la sortie de Ubuntu Hardy Heron 8.04 LTS, seconde version LTS (Long Term Support ou support à long terme), maintenue et mise à jour pendant 3 ans pour la version desktop et 5 ans pour la version server, pour revenir sur un de mes billets de 2006, UbunTOUS, Ubuntu pour qui ? pour tous ! datant de la première version LTS qu'est Ubuntu Dapper Drake 6.06. Pour synthétiser, je me posais la question du public ciblée par Ubuntu et je concluais en disant que finalement la cible n'était pas le grand public mais tous le monde (grand public, entreprise, amateur éclairés ou geek) et que la façon dont Ubuntu était portée ferait qu'il aurait un bel avenir devant lui. Deux ans ans après, cela se confirme...

Aujourd'hui, dans sa version Desktop, Ubuntu semble être la distribution GNU / Linux la plus téléchargée et la plus utilisée chez le grand public (billet sur framblog) mais aussi chez les professionnels (assemblée nationale, gendarmerie, etc...). Pour s'en convaincre il suffit de faire un tour en ce moment sur le net pour s'apercevoir de la résonance de la sortie du Héron robuste. Nombre de sites (professionnels ou grand public) pas forcement coutumiers du fait font échos de la sortie cette nouvelle version dans des termes qui montrent bien l'engouement : vnunet, zdnet, 01net, lesnumeriques, presence-pc, generation-net, vnunet, clubic, pcimpact, etc, etc... et ce n'est que le coté francophone, dans l'anglophonie on assiste au même phénomène, eweek, zdnet, internetnews, efytimes, channelweb, wired network, tmcnet, etc, etc et je ne ferai que ces deux langues... De mémoire de gnous, je ne me souviens pas qu'une distribution Linux, dans le passé, ait fait autant de « bruit » lors de sa sortie.

LinuxFr.org, dans son annonce de la sortie de Hardy Heron 8.04 LTS, qualifie Ubuntu de meilleur cheval de Troie de l'informatique libre, l'antinomie de cette comparaison me parait pertinente. Certains reprocheront à Ubuntu d'être Open source et pas GNU/GPL, d'intégrer nativement des drivers ou outils propriétaires, d'être soutenu par un milliardaire businessman, mais je pense que ces trois éléments ferons qu'Unbutu grandira encore en termes de nouveaux marchés, de public d'utilisateurs ou de portabilité. Ce cheval de Troie est le nécessaire plus petit dénominateur commun (PPCM) entre Ubuntu et le monde du système d'exploitation professionnel et grand public (d'ailleurs dans l'esprit du grand public, Linux ne deviendrait-il pas Ubuntu ?). Cela ne peut qu'être positif pour faire avancer les logiciels libres...

Rendez-vous dans deux ans pour UbunTOUS 3.0... ;)

samedi, avril 19 2008

Politique open source du gouvernement

La politique française en termes d'intéropérabilité est devenue incompréhensible... Quand on lit le point 1, les choses sont claires, quant au point 2 qui est une petite revue de presse de la semaine écoulée, il va dans le sens inverse ! Comment expliquer ce revirement ? lobbying ?

Je vous laisse vous faire votre propre opinion...

1. EN 2007, PERCEPTIVES ET ORIENTATIONS 2008

Assemblée nationale, loi de finances pour 2008

Sources : http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/loi_finances_2008.asp

N° 276 annexe 22 - Rapport de M. Pierre-Alain Muet sur le projet de loi de finances pour 2008 (n°189)

Extrait concernant la modernisation de l'état et le développement de l’administration électronique :

[......]

Définir les règles communes

Afin de permettre un accès plus libre aux données publiques et d’améliorer les échanges, la DGME pilote la mise en œuvre d’un cadre normatif pour l’ensemble de la sphère publique. Trois grands référentiels ayant une base légale seront finalisés en 2007, avec et pour l’ensemble des acteurs publics : interopérabilité, sécurité et accessibilité.

Coordonner les acteurs pour simplifier la vie de l’usager

RGI_openxml00.png Le développement de l’administration électronique impose aux ministères de mieux travailler ensemble pour rationaliser leurs investissements et organiser les échanges, avec les usagers (tant citoyens qu’entreprises), ou entre les administrations publiques (État, collectivités territoriales, organismes sociaux). Dans cette perspective, la DGME a mis en place une coordination générale formalisée dans le Schéma directeur 2006-2010 de l’administration électronique. Celui-ci regroupe, par grand thème, les initiatives communes à plusieurs politiques publiques, comme la gestion de la relation usager ou l’identité numérique, permettant ainsi une offre homogène de services par l’administration. Chacune de ces initiatives constitue un plan d’action, dans une logique de partage des bonnes pratiques, de mutualisation et de conduite de projets communs. Un ministère chef de file assure le pilotage de chaque initiative, avec l’accompagnement de la DGME, comme par exemple le ministère de la Culture sur l’archivage numérique ou le ministère de la Justice sur l’initiative poste de travail et bureautique. Ce schéma directeur fournit un cadre de collaboration interministérielle ouvert aux autres acteurs publics, selon une vision centrée sur l’usager.

Produire des services innovants centrés sur les besoins de l’usager

[......]

Votre Rapporteur spécial se prononce par ailleurs en faveur du choix de logiciels « libres » pour toutes les applications où cela est possible, en particulier dans les fonctions bureautiques :

Logiciels bureautiques « libres »

La position dominante du leader mondial en logiciels bureautique, Microsoft, entraîne une course en avant des fonctionnalités et de la puissance des matériels, au détriment de la simplicité d’utilisation pour les utilisateurs. La DGME indique que, dans toute étude d’un projet, elle incite les services d’information des ministères à envisager l’alternative d’une solution basée sur des logiciels libres, si elle existe, sans en privilégier systématiquement l’utilisation. Les logiciels libres sont souvent intéressants quand ils sont déployés auprès de très nombreux utilisateurs, avec la création d’une communauté d’utilisateurs.

Mais les applications complexes doivent souvent passer par le choix de solutions propriétaires, en l’absence d’alternative libre.

S’agissant de la bureautique, la DGME préconise fortement, dans son « référentiel général d’interopérabilité » (RGI), que les administrations choisissent un logiciel compatible avec Open document (norme ISO), en tant que standard d’échange de documents entre administrations. Une solution bureautique comme Open Office répond pleinement aux besoins de la plupart des utilisateurs, qui n’utilisent que les fonctions de base.

Seuls certains contextes spécifiques et rares se heurtent aux insuffisances de cette suite bureautique. Le ministère des Finances a fait le choix de passer à Open Office (la migration est en train de s’effectuer). L’Assemblée nationale a également choisi de faire migrer les postes bureautiques des députés sur Open Office. L’administration française est plutôt en avance par rapport au secteur privé dans l’utilisation des logiciels libres (Équipement, Douanes, Gendarmerie…).

Prémonition, propriétés du document PDF de ce texte

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/budget/plf2008/b0276-a22.pdf RGI_openxml01.jpg

2. EN 2008, PERCEPTIVES ET ORIENTATIONS 2009

RGI : Bercy veut sauver Microsoft et l'imposer aux administrations

Sources : http://www.cio-online.com/actualites/lire-rgi-bercy-veut-sauver-microsoft-et-l-imposer-aux-administrations-1302-page-1.html

Bloqué depuis six mois, le référentiel général d'interopérabilité devient brutalement une urgence... pour imposer Microsoft Office 2007 aux administrations.

RGI_openxml02.jpg La nouvelle a fait le tour des administrations d'Etat durant la journée du 16 avril 2008 : le Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI), bloqué depuis le 12 octobre 2007, devient brutalement une urgence pour la DGME (Direction générale de la modernisation de l'Etat). Le RGI, mis au point par une large collaboration de toutes les administrations sous l'égide de la DGME, définit précisément les règles de bonne gouvernance des systèmes d'information des administrations, tant en terme de méthodes que de technologies, notamment de formats de fichiers. Marc Meyer, Chef de service « Développement de l'Administration Electronique » de la DGME, a reconnu dans une communication interne le 16 avril 2008 que le blocage était directement lié à un gros défaut de conception du RGI : le seul format bureautique accepté était OpenDocument (ODF, norme ISO 26300). Exit Microsoft et sa suite Office 2007, utilisant le format Office OpenXML. Inacceptable pour l'éditeur américain... qui finance peu ou prou tant de partenariats para-publics (notamment dans l'éducation nationale) et était, il y a peu encore, dirigé par le seul chef d'entreprise reçu en chef d'Etat en France.

Marche arrière toute : désormais, les formats OpenDocument et Office OpenXML seront traités à égalité dans le RGI. Le prétexte du changement de politique est la récente normalisation du format défendu par Microsoft dans les conditions que l'on sait sous la référence ISO 29500. Mais l'égalité suppose que toutes les administrations soient en mesure de traiter (en entrée, en sortie et en interne) les deux formats bureautiques au lieu du seul OpenDocument, ce qui est aujourd'hui impossible sans acquérir Microsoft Office 2007. Cela sans oublier que le véritable format ISO 29500 est aujourd'hui une vue de l'esprit puisque Microsoft Office 2007 n'implémente qu'une version d'OOXML préalable à celle qui a été normalisée.

Le retour de l'agnostique Corel ?

Si la modification du RGI n'est pas encore actée, le sujet devant être traité par des réunions interministérielles et tranché aux très prochaines Assises du Numérique, elle est évidemment le fruit d'une grande bataille d'influence entre les différents acteurs du marché informatique (Microsoft et quelques rares alliés d'un côté ; IBM, Google, Sun et les acteurs du logiciel libre de l'autre). Le point semble donc a priori marqué par Microsoft. Sauf que...Si les acheteurs publics se mettent à respecter le Code des Marchés Publics et à lancer des appels d'offres avec un cahier des charges pour leurs suites bureautiques (au lieu d'indiquer d'entrée de jeu un nom de logiciel), la modification du RGI pourrait bien profiter à... Corel ! L'éditeur canadien de la suite bureautique WordPerfect, quasiment disparue aujourd'hui, est en effet le seul à s'être engagé de longue date à supporter nativement les deux formats dans sa suite. Autrement dit, WordPerfect permet de respecter avec un seul logiciel, maintenu par un éditeur identifié (faiblesse habituelle des logiciels libres), le critère des formats bureautiques du RGI... Microsoft s'est-il tiré une balle dans le pied en remettant en selle son concurrent éliminé depuis plus de dix ans ?

Par ailleurs, pour des raisons juridiques, le RGI ne pourrait pas être imposé aux collectivités locales et territoriales, dont l'autonomie est garantie par la Constitution. Il en résulte que celles-ci ne pourraient qu'opter volontairement (même incitées fortement) pour le respect des règles de bonne conduite du RGI.

Contactée par mail avant l'écriture de l'article (service communication et sous-direction concernée), la DGME n'a pas répondu à nos questions. Relancés par téléphone, les opérationnels ont refusé de commenter nos informations et la direction de la communication très sèchement de même. Selon des sources proches du dossier, l'ambiance interne de la DGME serait pour le moins animée suite aux fuites à la base du présent article...

OpenXML : aussitôt normalisé, aussitôt adoubé par l’Etat

Sources : http://www.lemagit.fr/2008/04/17/openxml-aussitot-normalise-aussitot-adoube-par-letat/

C’est une page d’histoire qui s’est définitivement tournée hier. Une bataille souterraine qui a trouvé son épilogue dans la journée du 16 avril. Une bataille remportée par Microsoft. Ironiquement, le combat qui aura opposé plusieurs années durant le premier éditeur mondial aux partisans de l’Open Source au sein de l’Etat français s’est conclu par la réactivation d’un document qu’ont longtemps appelé de leurs voeux les tenants du logiciel libre : le Référentiel général d’interopérabilité (RGI).

Ce texte, qui renferme un certain nombre d’éléments sur les choix technologiques que doivent faire les services de l’Etat pour s’échanger des données, était - depuis sa rédaction en 2006 et jusqu’à hier - lourd de menaces pour le premier éditeur mondial. Il préconisait l’emploi du format ODF - celui de la suite bureautique Open Office - devenu une norme ISO en mai 2007. Cible d’une guérilla orchestrée par Microsoft (qui s’est notamment appuyée sur les administrations locales et sur une erreur de procédure lors de la rédaction de la première version du RGI), le texte a longtemps végété. La dernière réunion du comité chargé de statuer sur ce texte remontant au 12 octobre 2007. Depuis, silence radio de la DGME (Direction générale de la modernisation de l’Etat), chargée de porter le document.

Le RGI n’attendait que la normalisation d’OpenXML

Hier, deux semaines et demi après que la France se soit abstenue lors du vote sur la normalisation du format OpenXML de Microsoft dans des conditions litigieuses, la DGME a ressorti de ses cartons le RGI. Sauf qu’au lieu de préconiser le seul ODF, le texte mettra désormais sur un pied d’égalité les deux formats. Ce que réclamait Microsoft depuis le début, mais qu’il peinait à justifier jusqu’à ce printemps 2008, du fait de l’absence de normalisation de son OpenXML. Dans un e-mail que nous nous sommes procuré, Marc Meyer, chef de service de la DGME, explique que, du fait de la normalisation d’OpenXML, il est maintenant urgent de faire avancer le dossier RGI. Il explique ainsi : « Le projet de RGI présenté lors du dernier comité des référentiels du 12 octobre 2007 avait été mis en attente, suite à la démarche engagée à l’ISO par l’ECMA concernant le standard OpenXML. Cette démarche ayant maintenant abouti, nous en avons tenu compte et nous souhaitons engager sans délai la démarche de validation du RGI, pour une présentation du projet aux assises du numérique de fin mai 2008. » Voilà qui a le mérite d’être clair: le RGI attendait OpenXML.

« On voit s’appliquer des décisions politiques »

En quelques jours (le mardi 25 mars, lors de la dernière réunion de l’Afnor, la DGME restait hostile à la normalisation de OpenXML), c’est donc toute la politique de l’Etat en matière de standardisation bureautique qui s’est inversée. Un sérieux revers pour les tenants de l’emploi de logiciels Open Source dans l’administration. En dehors de l’égalité entre ODF et OpenXML qu’est parvenue à obtenir Microsoft au terme d’une guerre de tranchées où il a eu recours à des appuis politiques, c’est l’ensemble de leur démarche qui semble remise en question, notamment avec la désactivation du programme Adele. Ce dernier comportait un certain nombre de chantiers pour l’administration électronique et s’inspirait assez largement des principes et outils de l’Open Source. « On voit aujourd’hui s’appliquer des décisions purement politiques. C’est inquiétant », explique un interlocuteur au sein d’un ministère.

Des décisions qui font peu de cas des contorsions techniques qu’elles entraînent. Dès que le RGI entrera en vigueur – ce qui est devenu « urgent », selon l’e-mail de la DGME -, les administrations seront obligées d’accepter les documents au format OpenXML. Sauf que l’implémentation du format normalisé n’est pas encore disponible et, surtout, qu’il faudra, sur les postes équipés d’OpenOffice (plus de 300 000) installer des convertisseurs entre les deux formats et assurer la maintenance de ces additifs. Dans un communiqué, l’April, une association de promotion du logiciel libre, relève : « Le contenu de la "norme adoptée d’avance" est aujourd’hui largement indéterminé. Il faudra attendre quelques mois (ou plus) pour que "la norme OOXML" soit publiée et que des concurrents de Microsoft puissent espérer l’utiliser. » Avant de s’interroger, une fois de plus, sur le processus qui a amené ce revirement spectaculaire de la position française : « Ce nouvel événement renforce l’absolu besoin d’explications claires sur le revirement de la position française et le rôle joué par les différents acteurs (cabinets ministériels et fonctionnaires). » La Commission européenne a d’ailleurs lancé une enquête sur le vote de certains des membres de l’UE à l’ISO fin mars, vote qui avait fait de OpenXML une norme internationale.

Microsoft fait une offre « open bar » à deux ministères

Sources : http://www.pcinpact.com/actu/news/42991-microsoft-open-bar-ministere-marche.htm

Selon nos informations, Microsoft a proposé à au moins deux ministères – dont un ministère régalien – une offre « open bar ». La proposition est alléchante : contre une somme d’environ 150 euros par poste, le ministère aurait droit à toutes les solutions Microsoft, aussi bien les applications bureautiques que les solutions de développements.

Le dossier a d'ores et déjà été validé auprès d’un des deux ministères et est toujours à l’étude pour l’autre. Aucune information quantitative. Mais l'offre a été considérée comme suffisamment vaste pour contraindre les conseillers à devoir en mesurer les implications au regard du droit de la concurrence et des marchés publics. Ce marché serait d'ailleurs conclu pour une durée de 4 ans.

Arrivant en plein revirement de l’Afnor au profit du format OOXML (d’un vote contre, l’Afnor est passée à une abstention), et du départ de la DGME du salon Solution Linux, cette démarche parallèle risque d’être diversement appréciée.

Avec la fin d'Adele, la DGME quitte le salon Solutions Linux

Sources : http://www.pcinpact.com/actu/news/42989-adele-solutions-linux-anniversaire-DGME.htm

La DGME est une direction qui dépend du Ministère du Budget. Elle est chargée de mettre en œuvre la Réforme de l'État, en association avec les autres ministères, elle occupe donc un rôle primordial pour l’action de l’État. Cette direction n’ignore évidemment pas le monde de l’informatique et spécialement du logiciel puisqu’elle pilote le plan ADELE, ou plan d'administration électronique. Le Référentiel général d'Interopérabilité (RGI) est justement l’un des projets rattachés à Adele et donc de la compétence de la DGME.

Nous venons d’apprendre que la conférence Adele, tenue jusqu’alors au Salon Solution Linux, ne poursuivra pas son activité. La DGME a décidé de se retirer des festivités. La démarche n’est pas symbolique puisque c’est lors de cette conférence grand public (300 ou 400 personnes) qu’on avait décrit la migration aux logiciels libres de la Gendarmerie.

« Le programme ADELE est prévu pour s’échelonner sur 4 ans de 2004 à 2007. Il est terminé et il n’y plus de programme Adele en tant que tel. La DGME est en train de modifier ses missions vers un accouplement des ministères, vers la mise en œuvre de la réforme générale des politiques publiques, nouveau programme de modernisation et de transformation de l’État. Et donc pour l’année prochaine les conférences ADELE n’ont plus lieu d’être ».

L’année prochaine le salon fêtera ses 10 ans. Des voix s’étonnent de cette démission alors que la DGME était présente en 2008... Certains se souviennent encore du tout récent revirement de la DGME au sein du vote OOXML en France en faveur de Microsoft. « Il y aura sans doute d’autres initiatives présentées par des ministères en tant que telles, mais cela ne s’inscrira plus sous l’intitulé conférence Adele » relativise la DGME. Rendez-vous est donc pris l’année prochaine pour les 10 ans du salon.

3. LE MOT DE LA FIN

Le mot de la fin à Thierry Stoehr, président de l'AFUL, spécialiste des formats ouverts :

« [......] L'acharnement à pousser à tout prix une spécification à travers un processus pour lequel elle n'était de toute évidence pas adaptée, a créé une mauvaise norme, tout en affectant la crédibilité des organismes de normalisation [......] l'arrivée d'une seconde norme concurrente revient à lier à nouveau le choix du format et celui de l'application »

samedi, avril 12 2008

Simon's Cat

Pas besoin de longs discours, tout est là, que celui qui possède un chat et qui n'a jamais été confronté à ce genre de situation me jette la première pierre ;) . A ce jour la saga Simon's Cat comporte deux épisodes, l'auteur est anglais, il s'appelle Simon Tofield et travaille pour le studio d’animation londonien Tandem. Gageons que cette série aura un bel avenir sur le Net ...

Simon's Cat : « Cat Man Do »

Simon's Cat "Cat Man Do"

Simon's Cat : « Let me in »



Simon's Cat "Let me in"



dimanche, avril 6 2008

Blubuntu-look, ou comment voir la vie en bleu

blubuntu60.png Comme vous avez pu le remarquer sur ce blog, la couleur bleu est dominante, alors sans déclencher l'éternel troll des goûts et des couleurs, si vous voulez une « blue attitude » à la place de la « orange attitude » installée par défaut dans votre distribution Ubuntu préférée, je viens de découvrir le package blubuntu-look. Ce package existe quand même depuis Ubuntu 6.10 Edgy Eft, comment ai-je pu passer à coté depuis tout ce temps ? Blubuntu-look vous permettra de basculer dans le grand bleu... ;)

sudo apt-get install blubuntu-look

Une fois installé, pour switcher sur Blubuntu, rendez-vous dans le menu Système / Préférences / Apparence puis sélectionner le thème Blubuntu : blubuntu_select.png C'est le jeu d'icônes Tango qui sera sélectionné par défaut, alors si vous préférez, comme moi, le style Human, vous pouvez télécharger et installer le jeu d'icônes Human Effect Pack qui vous permettra de garder la thématique Human mais de tout basculer en bleu :

wget http://www.taltan.fr/public/dl/Human_Effect.tar.gz
tar -xvzf Human_Effect.tar.gz
sudo mv Human_Effect_* /usr/share/icons

Pour changer les icônes par défaut, dans le menu Système / Préférences / Apparence, sélectionner le thème Blubuntu, cliquer sur Personnaliser puis dans l'onglet Icônes, selectionner Human_Effect_LightBlue blubuntu_icon.png

Blubuntu intégre également un magnifique Splash Screen GDM, la fenêtre de connexion GDM en français dans le texte... Pour la configurer, dans le menu Système / Administration / Fenêtre de connexion, dans l'onglet Locale, sélectionner Blubuntu, au passage profitez en pour changer la Couleur d'arrière plan en noir pour faire disparaître définitivement la « orange attitude » : blubuntu_gdm_select.png

Il ne vous reste plus qu'a trouver un fond d'écran cohérent avec tout ça, comme celui la par exemple :

blubuntu_wallpaper.jpg

Résultat en images (cliquer sur l'image pour agrandir) :

Blubuntu, Fenêtre de connexion : blubuntu_gdm1.png

Desktop Blubuntu Human Look : blubuntu_screen.png

Voila c'est terminé, bienvenu dans le Blubuntu Human Look ;)

NB : Je suis actuellement sur Ubuntu 8.04 Hardy Heron, mais cette procédure doit fonctionner avec toutes les versions de Ubuntu depuis depuis Ubuntu 6.10 Edgy Eft...

samedi, avril 5 2008

La Quadrature du Net

logo_laquadrature-net_horiz_moyen.png

web314.png

Ou comment tenter de résoudre l'insoluble, juste pour relayer l'info...

Surveillance du net généralisée, y compris par des sociétés privées, filtrage et coupure d'accès internet sans procès, extension des pouvoirs du CSA à Internet, labellisation administrative des sites web...

La Quadrature du net a été lancée par des citoyens inquiets afin d'alerter sur des projets du gouvernement menaçant les libertés publiques et le développement économique et social, et faire des propositions alternatives

Je cite :

La Quadrature du Net, tribune libre, diffusion encouragée

Par Christophe Espern, fondateur de l'initiative La Quadrature du Net, membre du Conseil d'Orientation du Forum des Droits sur l'Internet.

Le Parlement débattra bientôt d'un projet de loi « relatif à la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet ». Ce projet reprend les recommandations formulées par Denis Olivennes, alors PDG de la FNAC. L'une des mesures phares consiste à sanctionner une violation répétée du droit d'auteur en coupant l'accès à Internet du foyer.

Cette sanction serait prononcée par une autorité administrative dite « indépendante ». Signalés par des acteurs privés balayant internet, les délits supposés seraient ensuite constatés, à distance, par des agents administratifs ayant accès aux données personnelles de connexion. Le tout sans contrôle de l'autorité judiciaire. À ce jour, seules les forces de l'ordre luttant contre le terrorisme disposent de ce pouvoir d'exception, à titre temporaire, jusqu'à fin 2008.

Ce projet de loi sidérant, élaboré dans des conditions qui le sont tout autant – a-t-on jamais confié une mission sur les OGM à Monsanto ? – est révélateur d'une fuite en avant dangereuse pour la démocratie, la société et l'économie.

En France, nombre de lois et règlements sur le numérique ont été adoptés ces dernières années, sans concertation préalable ni bilan de l'existant, sous la pression de lobbies. Ainsi, le rapport d'application prévu pour février 2008 de la très décriée loi sur le droit d'auteur de 2006, adoptée en urgence, n'est même pas entamé que le projet Olivennes est déjà rédigé.

Or ces textes sont en décalage avec la réalité des usages et des techniques. À peine votés, ils sont obsolètes, inapplicables, inopérants. Les juristes en perdent leur latin. C'est la quadrature du Net : le diable ne veut pas rentrer dans la boîte !

Et si le diable était la boîte ?

Poser la question est hérétique en soi. Quand la légalisation des échanges de musique et films contre rémunération des artistes a été votée par des députés de tous bords fin 2005, le gouvernement pressé par les éditeurs l'a fait retirer immédiatement par une majorité remise au pas. Denis Olivennes a lui annoncé dès sa nomination qu'il n'était pas question de l'étudier. La ministre la Culture l'a aussi péremptoirement écartée quand la commission Attali pour la libération de la croissance l'a préconisée.

Le projet Olivennes inscrit donc le gouvernement dans une dérive dogmatique, quasi-obscurantiste, et autoritaire. Il écoute des oracles usés, considérant le progrès comme une menace plutôt qu'une opportunité. L'étape proposée constituerait cependant une régression sans précédent si elle était franchie.

Les ministres de la culture et de la justice suédois, qui ont rejeté récemment un projet similaire, ne s'y sont pas trompés, déclarant que « la coupure d’un abonnement à Internet est une sanction aux effets puissants qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l’accès à internet est un droit impératif pour l’inclusion sociale ». D'autant plus qu'en cas d'offre triple play, le téléphone et la télévision pourraient être coupés aussi. La mort sociale électronique de familles entières au nom du droit d'auteur ? Beaumarchais, Victor Hugo, Jean Zay seraient scandalisés.

Et que dire de l'extension de mesures d'exception prévues pour lutter contre le terrorisme, afin que des acteurs privés puissent chasser l'internaute et contourner l'autorité judiciaire ? Qui peut croire qu'un internaute sanctionné de la sorte ira dépenser son argent à la FNAC ? Surtout que même suspendu, son abonnement sera toujours à sa charge !

Quant au coût pour le contribuable et l'économie, il est à ce jour inconnu. Aucune étude d'impact n'a été réalisée. Tracer, menacer, réprimer des millions de personnes via une justice parallèle aura pourtant un prix. Déconnecter des foyers, des entreprises, aussi. Les finances publiques et tous les usagers devront le supporter.

Il est impossible de contrôler efficacement la circulation de l'information à l'ère du numérique par le droit et la technique sans porter gravement atteinte aux libertés publiques et entraver le développement économique et social. Mais il existe d'autres solutions : sécuriser juridiquement les usages démocratiques et créatifs de la Toile, permettre aux entrepreneurs du web d'innover sans risque, revoir les mécanismes de répartition de la richesse existante, admettre enfin que l'approche répressive et la concertation réduite à quelques lobbies mènent à l'autoritarisme de marché.

Il a fallu plus de 3500 ans pour démontrer qu'il était impossible de faire rentrer sans perte des ronds dans des carrés avec une règle et un compas, à cause de la transcendance de Pi. Comme la quadrature du cercle en son temps, la quadrature du net ne sera dépassée qu'en changeant d'outils et de perspectives. Faudra-t-il 3500 ans pour que le législateur le comprenne ?

Diffusion de ce texte dans son ensemble encouragée tant que la présente mention est préservée.

lundi, mars 24 2008

VMware Server 1.0.5 sur Ubuntu 8.04 Hardy Heron

Pour continuer la série des VMware Server 1.xx sur Ubuntu x.xx, et en attendant la version dépôt commercial, voila la mise à jour de la procédure d'installation pour VMware Server 1.05 (dans les bacs depuis le 14/03/2008) sur Ubuntu 8.04 Hardy Heron (version beta pour l'instant...). Je vais décrire la méthode d'installation à partir de la version RPM aliénée de VMware-server-1.0.5-80187.i386.rpm que vous pouvez télécharger ici : vmware-server_1.0.5-80187_i386.deb ainsi que la méthode d'installation à partir des sources tar.gz du site de WMware

Préparation

Créer le dossier de stockage des machines virtuelles

mkdir ~/vmware  (création du dossier pour le stockage des VM)

installer les paquets nécessaires

sudo apt-get install linux-headers-`uname -r` build-essential
sudo apt-get install xinetd gcc-3.4
cd /usr/src && sudo rm -f linux && sudo ln -s linux-headers-`uname -r` linux

Pour Hardy 32 bits, installer en plus les paquets nécessaires

sudo apt-get install libc6-dev-amd64 lib64gcc1

Pour Hardy 64 bits, installer en plus les paquets nécessaires

sudo apt-get install ia32-libs

Installation

Méthode 1, pour Hardy 32 et 64 bits, à partir paquet .deb (RPM aliéné)

Télécharger le paquet vmware-server_1.0.5-80187_i386.deb

Voir ici : http://www.taltan.fr/post/2008/03/24/VMware-Server-105-sur-Ubuntu-804-Hardy-Heron?pub=1#c1602

Installer le paquet avec GDebi ou la commande dpkg :

sudo dpkg -i vmware-server_1.0.5-80187_i386.deb

Exécuter la commande de configuration de VMware Server

sudo vmware-config.pl

Répondre par défaut à toutes les questions, le script se déroule, mais abouti à l'erreur « Unable to build the vmmon module », c'est normal, enfin non, c'est pas normal mais c'est connu... Il s'agit d'un bug lié au noyau 2.6.24. Pour le corriger, télécharger le patch vmware-any-any-update-116.tgz, puis d"compresser le

wget http://taltan2.free.fr/dl/vmware/vmware-any-any-update-116.tgz
tar -xvzf vmware-any-any-update-116.tgz

Exécuter le patch, cela aura pour effet de terminer l'installation qui a échoué précédemment

cd vmware-any-any-update116
sudo ./runme.pl

Répondre par défaut à toutes les questions lors de l'installation sauf à l'emplacement de stockage des machines virtuelles et lors du renseignent le numéro de série obtenu lors de l'inscription)

In which directory do you want to keep your virtual machine files? [/var/lib/vmware/Virtual Machines] votre_home_directory/vmware
Please enter your 20-character serial number.
Type XXXXX-XXXXX-XXXXX-XXXXX or 'Enter' to cancel:  entrer_ici_le_numero_de_serie

Méthode 2, pour Hardy 32 et 64 bits, des sources tar.gz du site de WMware

A partir du site VMware, télécharger l'archive VMware-server-1.0.5-80187.tar.gz

wget http://download3.vmware.com/software/vmserver/VMware-server-1.0.5-80187.tar.gz

Décompresser l'archive et lancer l'instalaltion

tar -xvzf VMware-server-1.0.5-80187.tar.gz
cd vmware-server-distrib
sudo ./vmware-install.pl

Répondre par défaut à toutes les questions, le script se déroule, mais abouti à l'erreur « Unable to build the vmmon module », c'est normal, enfin non, c'est pas normal mais c'est connu... Il s'agit d'un bug lié au noyau 2.6.24. Pour le corriger, télécharger le patch vmware-any-any-update-116.tgz, puis d"compresser le

wget http://taltan2.free.fr/dl/vmware/vmware-any-any-update-116.tgz
tar -xvzf vmware-any-any-update-116.tgz

Exécuter le patch, cela aura pour effet de terminer l'installation qui a échoué précédemment

cd vmware-any-any-update116
sudo ./runme.pl

Répondre par défaut à toutes les questions lors de l'installation sauf à l'emplacement de stockage des machines virtuelles et lors du renseignent le numéro de série obtenu lors de l'inscription)

In which directory do you want to keep your virtual machine files? [/var/lib/vmware/Virtual Machines] votre_home_directory/vmware
Please enter your 20-character serial number.
Type XXXXX-XXXXX-XXXXX-XXXXX or 'Enter' to cancel:  entrer_ici_le_numero_de_serie

Fix bug #189250 is not in libcairo (Ubuntu)

L'installation de VMware server 1.05 est terminée, enfin presque, dans la série des bug, ça continue, si vous essayez de lancer Outils système / VMware Server Console, rien ne se passe, si vous tapez la commande vmware dans un terminal, vous obtiendrez ce magnifique et terrifiant message d'erreur :

/usr/lib/vmware/bin/vmware: /usr/lib/vmware/lib/libgcc_s.so.1/libgcc_s.so.1: version `GCC_3.4' not found (required by /usr/lib/libcairo.so.2)
/usr/lib/vmware/bin/vmware: /usr/lib/vmware/lib/libgcc_s.so.1/libgcc_s.so.1: version `GCC_4.2.0' not found (required by /usr/lib/libstdc++.so.6)
/usr/lib/vmware/bin/vmware: /usr/lib/vmware/lib/libgcc_s.so.1/libgcc_s.so.1: version `GCC_3.4' not found (required by /usr/lib/libcairo.so.2)
/usr/lib/vmware/bin/vmware: /usr/lib/vmware/lib/libgcc_s.so.1/libgcc_s.so.1: version `GCC_4.2.0' not found (required by /usr/lib/libstdc++.so.6)
/usr/lib/vmware/bin/vmware: /usr/lib/vmware/lib/libgcc_s.so.1/libgcc_s.so.1: version `GCC_3.4' not found (required by /usr/lib/libcairo.so.2)
/usr/lib/vmware/bin/vmware: /usr/lib/vmware/lib/libgcc_s.so.1/libgcc_s.so.1: version `GCC_4.2.0' not found (required by /usr/lib/libstdc++.so.6)

Il s'agit du bug #189250 is not in libcairo (Ubuntu) recensé sur le launchpad Ubuntu, lié au fait que VMWare Server a été compilée avec une version plus ancienne de GCC que celle intégrée nativement dans Ubuntu 8.04 Hardy Heron. Pour fixer ce bug, il faut copier quelques librairies spécifique (on va d'abord sauvegarder les anciennes...)

sudo mv /usr/lib/vmware/lib/libgcc_s.so.1/libgcc_s.so.1 /usr/lib/vmware/lib/libgcc_s.so.1libgcc_s.so.1.old
sudo mv /usr/lib/vmware/lib/libpng12.so.0/libpng12.so.0 /usr/lib/vmware/lib/libpng12.so.0/libpng12.so.0.old
sudo cp /lib/libgcc_s.so.1 /usr/lib/vmware/lib/libgcc_s.so.1/
sudo cp /usr/lib/libpng12.so.0 /usr/lib/vmware/lib/libpng12.so.0/

Ouf ! C'est terminé... accessible depuis le menu Outils système / VMware Server Console et fonctionnel.

Edit : 01/05/2008

Pour plus d'informations concernant les problèmes d'installation pour fixer les bugs VMWare server et Ubuntu 8.04

Pour mémo

La saga VMware Server 1.xx sur Ubuntu x.xx :

Sans oublier :

VirtualBox, simplifer la gestion du réseau avec un hôte Ubuntu

Comme vous aviez pu le remarquer, j'utilise depuis un moment Vmware Server sur Ubuntu pour virtualiser des environnements. A titre de comparaison, j'ai testé plusieurs fois VirtualBox, mais je suis toujours revenu vers Vmware Server... car (entre autre) sa gestion du réseau en mode pont est native, aucune manipulation particulière n'est à faire sous Ubuntu pour avoir plusieurs machines virtuelles dans le même LAN, ce qui n'est pas le cas de VirtualBox. Alors évidement un petit tour sur le Wiki Ubuntu Fr suffit pour configurer un mode pont pour Virtual Box, mais l'aspect manuel se cette configuration ne joue pas en sa faveur. Voila le pourquoi de ce script qui permets de permets d'activer | désactiver et de configurer (X interfaces virtuelles en mode pont pour X machines virtuelles VBox) un pont sur un hôte Ubuntu (doit fonctionner sur une autre distribution avec peut-être quelques modifs)

Quelques explications

Mode NAT (Network Adress Translation)

Par défaut, VBox est configuré en mode NAT, c'est à dire que la machine virtuelle (VM) accède au LAN (réseau local) à travers la machine hôte par un routage NAT. Elle est donc séparée du réseau local, elle communique sur le LAN en envoyant de requêtes en utilisant l'adresse IP de la machine hôte. La machine hôte joue en quelque sorte le rôle de serveur DHCP pour l'interface réseau de la VM. La VM accède donc à l'extérieur en passant par la machine hôte. Avec cette configuration, on peut donc accéder à internet à partir de la VM mais pas se connecter directement sur la machine hôte, par exemple pour tester des services offerts par celle ci (samba, ftp, web,...)

Mode pont (bridge)

En mode pont (bridged dans Vmware) la VM accède directement au LAN via une interface réseau virtuelle « pontée » sur l'interface physique de la machine hôte. Vu de LAN, il y a une nouvelle machine avec une adresse IP qui lui est propre (même plage que la machine hôte), la VM utilise le serveur DHCP qui est sur le LAN (si présent). Il s'agit en fait d'utiliser le dispositif TUN / TAP. Un dispositif TUN / TAP est vu comme une interface réseau (virtuelle) qui communique avec un programme utilisateur (logiciel de virtualisation par exemple) en lieu et place d'une vraie carte matérielle

  • TUN pour « tunnel » qui simule du point à point, utilisé pour le mode NAT (routage) de VBox
  • TAP pour simuler un périphérique Ethernet, utilisé pour le mode pont (adaptateur réseau hôte dans VBox)

Objectif du script

Ce script (bridging_vb_tap_v1.0.sh) a donc pour objectif :

  • de créer à la demande (sans modifier en dur la configuration réseau de la machine hôte) plusieurs interface TAP (autant que de VM utilisant le mode « adaptateur réseau hôte » dans VBox) et de créer un pont pour les « ponter » à l'interface réseau physique (eth0 dans mon cas)
  • de pouvoir revenir à la configuration réseau initial de la machine hôte

Dépendances

Nécessite les paquets bridge-utils et uml-utilities

$ sudo apt-get install bridge-utils uml-utilities

Script bridging_vb_tap_v1.0.sh

NB : _/!\ Principe de précaution, utiliser cette méthode uniquement si vous avez un minimum de connaissance dans la configuration à la mano (en ligne de commande) d'un réseau sous linux..._

#!/bin/bash
############################################################################################
# Taltan - http://www.taltan.fr - ola.taltan_AT_laposte.net                                #
############################################################################################
# Script bridging_vb_tap_v1.0.sh                                                           #
# Licence : GNU / GPL                                                                      #
# Inspiré de la doc sur le wiki Ubuntu                                                     #
#  - http://doc.ubuntu-fr.org/virtualbox_reseau#alternative                                #
# et du post de kesou sur le forum Ubuntu                                                  #
#  - http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?id=148609                                    #
############################################################################################
# Dans le cadre de l'utilisation de VirtuaBox en mode pont                                 #
#  - Création des interfaces réseaux virtuelles tapX                                       #
#  - Création du pont réseaux entre l'interface physique et les virtuelles                 #
############################################################################################
# Dépendances                                                                              #
############################################################################################
#  - Nécessite les paquets bridge-utils et uml-utilities                                   #
#    => sudo apt-get install bridge-utils uml-utilities                                    #
############################################################################################
# 24/03/08 - v1.0 - Création                                                               #
############################################################################################
## Variables
gateway=192.168.0.254      # adresse ip de la passerelle
bridge=br0                  # nom du pont
if_hote=eth0            # interface physique actuelle
DHCP=NO    # DHCP pour le pont YES | NO
bridge_ip=192.168.0.1      # adresse ip du pont si DHCP=NO
bridge_mask=255.255.255.0       # masque du pont si DHCP=NO
bridge_bc=192.168.0.255  # adresse ip de broadcast si DHCP=NO
nb_tap=2                        # nombre d'interfaces virtuelles tapX
vb_user=taltan      # utilisateur de VirtualBox

## Fonction de mise en place du pont
start () {
        chmod 0666 /dev/net/tun  
        brctl addbr $bridge          # création du pont
        brctl addif $bridge $if_hote    # ajout de l'interface physique dans le pont
        var0=0        # initialisation du compteur de tapX
        while [ "$var0" -lt "$nb_tap" ]
        do     
                name_tap=tap${var0}     # initialisation du nom de l'interface virtuelle, tap0 pour la première, tap1, tap2...     
                tunctl -u $vb_user -t $name_tap # création de l'interface virtuelle
                ifconfig $name_tap up      # activation de l'interface virtuelle           
                brctl addif $bridge $name_tap   # ajout de l'interface virtuelle dans le pont
                ifconfig $name_tap 0.0.0.0 promisc up   # configuration ip de l'interface virtuelle               
                let "var0 += 1"   # incrémentation du compteur de tapX
        done   
        ifconfig $if_hote 0.0.0.0 promisc up    # configuration ip de l'interface physique
        if [ "$DHCP" == "YES" ]; then      # si DHCP=YES
                dhclient $bridge                # configuration dhcp pour le pont
                sleep 10
        else                    # si DHCP=NO
                ifconfig $bridge $bridge_ip netmask $bridge_mask broadcast $bridge_bc # configuration manuelle pour le pont
        fi
        route add default gw $gateway      # configuration de la passerelle pour le pont
        brctl showstp $bridge         # affiche les info sur le pont
}

## Arrêt et suppression du pont puis restauration de la configuration réseau initiale
stop () {
        TESTPONT=$(/sbin/ifconfig | grep $bridge)       # si aucun pont configuré, message
        if [ -z "$TESTPONT" ]; then
                echo "Attention : pont réseau non trouvé. Vérifier la config réseau ..."
                exit 1
        fi            
        ifconfig $bridge down      # désactivation du pont
        brctl delbr $bridge          # suppression du pont
        var0=0 
        while [ "$var0" -lt "$nb_tap" ] # pour chaque interface virtuelle tapX
        do     
                name_tap=tap${var0}        
                tunctl -d $name_tap     # suppression       
                let "var0 += 1"
        done
        ifconfig $if_hote down    # restauration de la configuration réseau initiale
        ifconfig $if_hote up
        if [ "$DHCP" == "YES" ]; then   
        sleep 5 
        fi
        ifconfig                        # affiche la configuration réseau
}

## information sur le bridge
info () {
        brctl showstp $bridge
}

## Point d’entrée du script
case $1 in
        start)
                start $2
        ;;
        stop)
                stop $2
        ;;
        info)
                info $2
        ;;
        *)
                echo $"Utilisation: bridging {start|stop|info}"
                exit 1
esac
exit 0

Pour une utilisation ponctuelle

N'oubliez pas de modifier les variables selon votre configuration... et de rendre le script exécutable. Placer le script dans un « path » de votre système Ubuntu

$ sudo cp bridging_vb_tap_v1.0.sh /usr/local/bin/bridging_vb_tap
$ sudo chmod +x /usr/local/bin/bridging_vb_tap

Pour la mise en place du pont :

$ sudo bridging_vb_tap start

Résultat de la commande dans le cas de la création d'un pont avec eth0, tap0 et tap1 :

bridging_vb_tap01.png

Arrêt et suppression du pont puis restauration de la configuration réseau initiale :

$ sudo bridging_vb_tap stop

Résultat de la commande :

bridging_vb_tap02.png

Configuration de la VM dans VBox pour utiliser le mode bridge

Dans la configuration réseau de votre VM :

  • cocher Activer l'adaptateur réseau
  • choisir Adaptateur réseau hôte
  • laisser l'adresse MAC par défaut
  • cocher câble relié
  • nom de l'interface : tap1 (ou tap0)
  • laisser blanc application d'installation et de désinstallation

bridging_vb_tap03.png

Et voila le tour est joué, depuis j'utilise très régulièrement VBox et je dois dire qu'en plus d'être GPL (ce que n'est pas VMware Server) je le trouve plus réactif que VMware Server (pas de troll svp ;) )

PS : Concernant l'installation de VBox sur Ubuntu 8.04 Hardy Heron, j'ai suivi la méthode décrite pour Ubuntu 7.10 Gutsy Gibbon dans le wiki Ubuntu, c'est pas très « propre », mais il n'y pas encore de dépôts officiels pour Hardy Heron sur le site de VirtualBox et ça marche nickel... Même chose pour l'activation de l'USB, il suffit de suivre le tuto sur le wiki

samedi, mars 22 2008

Avoir un oeil sur la température

Depuis mon billet "Surveiller la température du CPU et la vitesse du ventilateur" à l'époque sur Ubuntu 6.06 Dapper Drake, la procédure pour l'installation lm-sensors est simplifiée pour Ubuntu 8.04 Hardy Heron. Le principe reste le même, c'est à dire installation et la configuration de lm-sensors et de l'applet gnome sensors-applet. Petite nouveauté (ou découverte...) depuis, c'est xsensors qui permets d'afficher tous les capteurs dans une fenêtre.

1. Installation des paquets nécessaires

sudo apt-get install libsensors4 lm-sensors xsensors libsensors-applet-plugin0 sensors-applet

2. configuration automatique de lm-sensors et xsensors

sudo sensors-detect

puis répondre par défaut à toutes les questions, sauf à la dernière question :

I will now generate the commands needed to load the required modules.
Just press ENTER to continue:  
To load everything that is needed, add this to /etc/modules: 
#cut here
# Chip drivers
it87
k8temp
#cut here 
Do you want to add these lines automatically? (yes/NO)yes

à la quelle il faut répondre manuellement yes

Pour faire fonctionner xsensors il faut créer le fichier de configuration /etc/sensors.conf à partir du fichier générique /etc/sensors3.conf

sudo cp /etc/sensors3.conf /etc/sensors.conf

3. Résultats des courses

Après un reboot de la machine (ou un chargement manuel à l'aide de la commande modprobe des modules détectés plus haut), la commande sensors doit retourner quelque chose comme ça :

sensorsH.png

Dans le menu Outils système, l'utilitaire X Sensors donne :

sensorsH3.png

Il suffit maintenant de rajouter l'applet "Moniteur de matériel" dans le tableau de bord et de modifier un peu les préférences :

sensorsH4.png

...Pour toujours garder un œil sur la température de son système sensorsH2.png

Maj 23/03/2008 : Pour faire suite à la remarque très pertinente de topgun dans les commentaires, petite maj pour rajouter la surveillance de la température des disques durs dans l'applet "Moniteur de matériel" grâce à l'utilitaire hddtemp que je ne connaissais pas... :

sudo apt-get install hddtemp

... aprés un reboot et modification des préférences de l'applet, voila le résultat : sensorsH2a.png, Merci topgun... ;)

PS : Fonctionne avec la config matos suivante (mais doit fonctionner avec une autre CM et processeur puisque la détection est automatique)

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